logo

Financements Islamiques pour les entreprises  

Les produits de financement islamiques suivent une approche éthique et transparente qui respecte les principes moraux et sociaux de la finance islamique.

Les principes fondamentaux sont :

icon

Interdiction des intérêts 


icon

Interdiction des investissements contraires aux principes éthiques 


icon

Partage des profits et pertes 


icon

Transparence et équité 


icon

Soutien à la communauté 


Les différents types des financements islamiques :

Mourabaha
Moudharaba
Ijara
Salam
Istisna’a

1.Mourabaha

Il s'agit d'une forme de financement basée sur le principe de vente avec marge bénéficiaire. Le terme « Mourabaha » provient de l'arabe et signifie « profit » ou « marge bénéficiaire ».

Ce contrat permet à la banque de devenir propriétaire du bien souhaité avant de le transférer au client à un prix préalablement convenu, englobant le coût initial d'acquisition ainsi qu'une marge de profit fixe.

Processus

1

Soumission de la demande par le client

2

Engagement de la banque à acquérir le bien

3

Achat du bien par la banque auprès du fournisseur

4

Revente du bien au client par la banque

5

Remboursement échelonné par le client

Les avantages et les risques

a. Avantages

icon

Facilité d'acquisition de biens : La banque achète le bien et le transfère au client, simplifiant l'achat d'actifs comme des propriétés ou des véhicules.

Adaptation aux projets spécifiquess : La Mourabaha s'ajuste aux besoins de chaque projet, qu'il s'agisse d'équipements, de biens immobiliers ou d'autres investissements.

b. Risques

icon

Responsabilité financière : En tant que partie au contrat, le client est responsable du respect des termes et conditions, ce qui implique une certaine responsabilité financière.

Ce produit de financement comporte pratiquement un risque minime pour le client, la banque prenant en charge la grande majorité des risques.

2.Moudharaba

La Moudharaba est un accord d'investissement généralement utilisé pour le financement des projets. La banque (rab el-mal), s'engage à fournir les fonds tout en évitant une implication directe dans la gestion quotidienne du projet. Le client (mudarib) qu’il soit un professionnel ou une entreprise, agit en tant que gestionnaire, apportant son expertise et son travail.

Cette approche favorise principalement la participation aux profits et aux pertes : les rendements générés par le projet financé sont répartis entre les deux parties conformément à des proportions convenues au préalable. En cas de pertes, la responsabilité repose généralement sur le fournisseur de fonds, sauf en cas de négligence ou de violation des termes du contrat par le gestionnaire.

Processus

1

Fixation des modalités du contrat

2

Financement du projet par l’institution financière (Rab el-mal)

3

Utilisation des fonds par le client pour

gérer le projet

4

Partage des gains et allocation des pertes

  • Partage des bénéfices en cas de gain
  • En cas de pertes, c'est le rab el-mal (institution financière) qui supporte l'ensemble des pertes. Le Mudarib (client), en revanche, ne perd que son travail et son temps investis dans le projet.

Les avantages et les risques

a. Avantages

icon

Encouragement de l'entrepreneuriat : La pratique permet aux personnes ayant des compétences en gestion de projets de collaborer avec des banques pour obtenir les fonds nécessaires, favorisant ainsi l'entrepreneuriat. 

Partage des bénéfices et la non-participation aux pertes pour le client : Le client reçoit une part des bénéfices générés par le projet, sans avoir à supporter financièrement les pertes, conformément aux termes convenus dans le contrat.

b. Risques

icon

Risque de performance du projet : Le client prend le risque que le projet ne génère pas des profits. Des facteurs tels que des conditions économiques défavorables, des erreurs de gestion ou des évènements imprévus peuvent entraîner des performances inattendues.

Risque de responsabilité financière : Bien que la responsabilité des pertes soit généralement assumée par la banque, le client peut être tenu responsable de pertes en cas de négligence ou de violation des termes du contrat. Cela pourrait entraîner des obligations financières importantes pour le client.

Risque de divergence d'objectifs : Les intérêts du client peuvent diverger de ceux du fournisseur de fonds (la banque), surtout si le client est tenté de maximiser ses gains personnels au détriment du projet dans son ensemble.

3. Ijara

Le contrat Ijara est un instrument financier novateur qui repose sur le concept de location. Dans ce cadre, la banque devient propriétaire d'un bien spécifique, tel qu'un véhicule ou une propriété, en réponse à la demande d'un client.

Ce dernier paie un loyer périodique à la banque pour l'utilisation du bien pendant une période déterminée. À la fin de cette période, le client a généralement l'option d'acheter le bien à un prix convenu à l'avance.

Processus

1
Expression de la demande par le client
2
Acquisition du bien par la banque
3
Mise en location du bien au client
4
Option d’achat du bien par le client

Les avantages et les risques

a. Avantages

icon

Alternative éthique aux financements classiques, conforme aux principes islamiques.

Partage des risques et des bénéfices entre l'institution financière et le client.

Gestion financière simplifiée avec des paiements réguliers.

Possibilité pour le client de renoncer au bien après la période de location, avec la banque assumant les risques de revente.

b. Risques

icon

Valeur Résiduelle : Si la valeur résiduelle du bien à la fin de la période de location est inférieure aux attentes, le client peut subir une perte financière si l'option d'achat est exercée.

4. Salam

Le contrat Salam est un accord de vente dans lequel la banque réalise un paiement anticipé pour l'acquisition future de biens déterminés.

Principalement appliqué dans le secteur agricole, ce contrat peut également être étendu à d'autres domaines, permettant ainsi aux producteurs de recevoir des fonds préalables pour soutenir leurs activités de production.

Cette approche favorise des transactions éthiques en évitant l'usure et en fixant un prix préétabli, apportant certitude et équité aux parties impliquées.

Processus

1

Commande anticipée

Le vendeur (client) s'engage à livrer un bien spécifique à une date future convenue.

2

Paiement anticipé

L'acheteur (la banque) effectue le paiement du bien à l'avance, en totalité, au moment de la conclusion du contrat.

3

Livraison différée

La livraison effective du bien se fait à une date ultérieure convenue, généralement après un certain laps de temps.

Les Avantages & les risques

a. Avantages

icon

Gestion optimisée de la trésorerie grâce au paiement anticipé.

Stimulus de la production par le contrat Salam via un financement précoce.

Minimisation du risque financier grâce au paiement anticipé et à la fixation préalable du prix.

b. Risques

icon

Risque de livraison : Le producteur est engagé à livrer les biens spécifiés à une date future convenue. Tout imprévu, tel que des problèmes logistiques ou des retards dans la production, peut entraîner des difficultés pour respecter les termes du contrat.

Engagement financier : Le producteur reçoit un paiement anticipé, mais cela peut également créer un engagement financier important. Si la production nécessite des coûts importants et que le paiement anticipé ne couvre pas ces coûts, le producteur peut être confronté à des difficultés financières.

5. Istisna'a

L'Istisna’a est un contrat de vente à terme qui permet aux clients de commander la fabrication ou la construction d'un bien spécifique selon des conditions convenues.

Dans le cadre de ce contrat, la banque agit en tant que vendeur ou fabricant, tandis que le client est l'acheteur ou le donneur d'ordre.

Les détails du bien, tels que les spécifications, la période de livraison et le prix, sont convenus au préalable.

Conformément aux principes de la charia, le paiement peut être effectué en plusieurs étapes en fonction de l'avancement de la fabrication ou de la construction.

Processus

1

Expression du besoin d'acquisition d'un bien non encore fabriqué par le client.

2

Conclusion d'un accord contractuel entre le client et le fabricant (banque).

3

Possibilité pour le client de payer par étapes durant la fabrication ou de payer intégralement à l'avance.

4

Engagement de la banque à fabriquer le bien selon les spécifications convenues.

5

Livraison du bien une fois produit, conformément aux termes du contrat.

Les avantages et les risques

a. Avantages

icon

Gestion optimisée de la trésorerie grâce au paiement anticipé.

Stimulus de la production par le contrat Salam via un financement précoce.

Minimisation du risque financier grâce au paiement anticipé et à la fixation préalable du prix.

b. Risques

icon

Risque de livraison : Le producteur est engagé à livrer les biens spécifiés à une date future convenue. Tout imprévu, tel que des problèmes logistiques ou des retards dans la production, peut entraîner des difficultés pour respecter les termes du contrat.

Engagement financier : Le producteur reçoit un paiement anticipé, mais cela peut également créer un engagement financier important. Si la production nécessite des coûts importants et que le paiement anticipé ne couvre pas ces coûts, le producteur peut être confronté à des difficultés financières.

    logo

    Banque Centrale de Mauritanie - ​Avenue de l’indépendance - BP 623 Nouakchott Mauritanie

    © 2026 - Banque Centrale de Mauritanie